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 A voler trop près des cieux, on s'y brûle les ailes [terminée]

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AuteurMessage
Dehvi Murha



Messages : 7
Date d'inscription : 06/02/2011
Age : 24

Qui est notre héros ?
Pierre [et pouvoir]: Lapis Lazuli, Voix
Niveau: 1

MessageSujet: A voler trop près des cieux, on s'y brûle les ailes [terminée]   Mar 3 Mai - 20:06

Partie I : Votre personnage
Identité :

Nom : Gony
Prénom :
Melody Ariel
Âge :
24 ans
Lieu de Naissance :
Thalatta

Sa pierre :

Nom : Lapis Lazuli
Pouvoir détaillé: Eau (spécialisée vapeur). A bas niveau, Melody est capable de chauffer l'eau contenue dans l'air jusqu'à le rendre étouffant ou au contraire de la refroidir pour la faire finement tomber voire carrément devenir impossible à traverser. Elle manipule l'eau comme si elle était sienne depuis longtemps. A moitié de son pouvoir, elle est capable de manipuler deux bras nuageux qui peuvent refroidir ou réchauffer l'eau contenue dans l'air, en faisant ainsi des armes brûlantes et indestructibles tant que son énergie est suffisante pour les faire fonctionner. A très haut niveau, ces bras se démultiplient, et elle peut dans un rayon large glacer ou faire évaporer toute eau.

En quelques lignes :
Description physique :
Petite de taille, Melody n'impressionne à premier regard absolument personne. Ses yeux et ses cheveux sont naturellement bleus, les premiers lui viennent de sa mère, un beau bleu profond, où l'on lit le calme de l'océan et l'agitation de la tempête à la fois. Les seconds proviennent de sa pierre, et de son enfance douloureuse, où le Lapis-Lazuli fut plus qu'un simple cristal, mais une partie d'elle-même. Elle porte généralement les vêtements de capitaine de la garde qu'on lui a confié, une tenue blanche et bleue composée d'une brassière brodée bleue, d'un corps volanté blanc et d'une jupe ou d'un short bleu. Deux longs gants dans les mêmes tons la couvrent jusqu'aux épaules, et des bas blancs, qu'elle trouve d'ailleurs très salissants, ornent la plupart du temps ses jambes, afin d'en cacher les nombreuses cicatrices. Son haut, assez léger, se soulève parfois pour laisser voir, au delà de sa peau pâle, une très vilaine incrustation au niveau de son nombril, une pierre de lapis-lazuli accrochée à même sa peau, comme si elle avait fusionné avec celle-ci. Mais prenez gare à ne pas la contempler trop longtemps, car un coup d'épée vous rappellerait rapidement à l'ordre, ou, si vous avez plus de chance, une baffe qui ornera joliment votre joue.

Description mentale :
Torturée, est le premier adjectif que l'on pourrait attribuer à notre Capitaine. Son passé est une chose sur laquelle il vaut mieux ne pas trop la chatouiller, en raison de ses sautes d'humeur. Sensible, quiconque rira des Melancholia ou parlera des Guerriers de Crystal en de mauvais termes risquerait de se faire rabrouer très fort. Melody est quelqu'un de charismatique, d'exigeant et d'assez bruyant, particulièrement depuis qu'elle a son poste haut placé, mais aussi en général et parce qu'elle n'a jamais eu froid aux yeux. Vous la verrez toujours s'adapter, son mental semblant être malléable pour se glisser dans toute peau tout en retrouvant toujours sa qualité d'origine. Ainsi, elle peut être très froide sur le champ de bataille, impulsive et violente en entraînement, vulgaire et bruyante quand elle dîne avec ses hommes, ou au contraire loyale et effacée devant plus Noble qu'elle-même. Elle garde en pitié les mauvaises personnes, et semble souffrir pour les autres. Mais surtout, elle a la rage. La rage de retrouver ses compétences, la rage de vivre à nouveau de toute sa puissance, et cette rage la ronge parfois. Alors, elle part plusieurs jours, loin, très loin de Jeyna, dans les tréfonds de Thalatta.
Son histoire :



    "Retire ce que tu as dis tas de bouse ambulant !
    - Planche à pain, planche à pain, PLANCHE A PAIN !
    - JE VAIS TE BUTTER !"

    Melody sauta au bas de son tonneau et commença à courir après Melchior, qui lui fit un pied de nez en tournant au coin de la rue. Petit salopard ! Tout l'après-midi il avait essayé de voler son argent à Sidonie, en la faisant jouer avec lui, et quand elle avait refusé, il l'avait faite pleurer. Si elle l'attrapait, il allait se prendre une bonne paire de claques !

    "Amène tes fesses par ici cancrelat, que je te les botte avec une rapière !
    - Dans tes rêves la limande, hé, prend un peu de vitamines."

    Melody, âgée de douze années, devint plus rouge qu'une écrevisse, et accéléra sa course, renversant au passage un panier à courrier devant la maison de monsieur Jensen. Elle le ramassa, s'excusa, et repartit, maudissant les plus jeunes qu'elle qui se permettaient, comme ça, de la juger sur la taille de sa poitrine. Qui n'était d'ailleurs pas si ridicule que ça.

    Elle pivota au carrefour, puis s'arrêta, ne voyant plus personne. Melody croisa les bras sur sa menue poitrine, et afficha un air grandement fâché, tournant en rond.

    "Montre-toi saligaud ! Que je te mette ta pâtée..."

    Elle n'entendit pas de réponse, mais vit un pan de tissus onduler, à l'autre bout de la rue, et se faufila le long du mur, jetant des regards furtifs. Personne ne semblait vouloir fréquenter ni la rue ni celles qui la jouxtaient, c'était parfait pour démolir sa gueule d'amour à ce Melchior de pacotille. Elle grimpa sur une caisse de marchandises, se percha en hauteur, et ferma les yeux. Quelqu'un était juste là, à l'angle. Et il suffisait qu'elle saute pour l'avoir. Parfait, elle allait lui démonter sa face !

    "TAYAU !"

    D'un bond vif, elle se jeta sur Melchior, et le roua de coups. Un cri horrifié collectif lui répondit. Puis, avant qu'elle puisse comprendre d'où, un uppercut droit dans l'estomac qui l'envoya valser sur les pavés du port. Sonnée, elle aperçut, se sauvant à travers la foule, Melchior. Elle se redressa, et s'arrêta tout net, tenue en respect par les hallebardes de deux gardes au visage tendu.

    "Mes excuses, ô Grand Seigneur, je ferai en sorte que cet affront te soit lavé, je t'en supplie ne te fâche pas d'avantage", entendit-elle susurrer de l'autre côté de la foule. Le rat puant qui leur servait de préfet suait tant il avait peur, pas effrayée pour deux sous, elle leva les yeux vers le Grand Seigneur en question, et devint blanche. Blanche comme neige. Blanche comme la mort.

    Le Roi, si c'était bien ce visage qui se trouvait sur les pièces de monnaie, se trouvait devant elle, son regard améthyste braqué droit sur sa personne avec un mélange de dédain et de froideur qui lui fit fermer la bouche prestement, de peur de recracher son déjeuner d'effroi. Elle venait de se jeter et de frapper la tête du Roi. Du Grand Roi, de Zacchary le Conspirateur, du Respecté. La gamine se tassa sur place, tandis que Sa Grande Majesté remettait en place ses cheveux châtains, avec un air de dandy qui mit le feu aux joues de notre adolescente.
    "Il en faut du cran pour se jeter à la tête du Royaume, jeune fille", fit-il, tirant un rire au préfet. Il le fusilla du regard, et le porcin se tut, respectueux. "Quel est ton nom?
    - A.. a...je...
    - Ton nom petite, dépêche-toi de lui donner ton nom!" siffla une femme rondelette derrière elle. "Ou il te tuera et nous tous avec.
    - M-m-melody. Melody Ariel Gony.
    - Melody. Que penses-tu qu'il faille faire d'une effrontée qui tente de tuer le Roi à coups de pieds ?
    - Je... je ne, non ! Jamais je n'aurais osé Votre Majes...
    - Ne contredit pas le Grand Roi, idiote ! C'était un attentat !"

    Les couleurs désertèrent le visage de Melody tant elle avait peur, elle ne trouva pas même ses mots, et regarda avec une frayeur mortifère le joyau jaune qui sertissait une bague du Roi. Sa citrine. Son pouvoir. Son cristal. Cristal qu'il avait interdit à toute personne non Noble de porter. Il allait sans doute s'en servir pour la foudroyer, et la réduire à néant avant qu'elle puisse le contredire une seconde fois.

    "Un attentat. Gardes, endormez-moi ce terroriste miniature et emmenez-le au Palais. Pidget."

    Zacchary le Conspirateur n'avait pas haussé le ton, mais le préfet devint si livide que Melody, eut, un bref instant, pitié de lui. Juste celui qu'il fallut aux gardes pour s'emparer d'elle, sous ses cris et coups de pied.

    "La prochaine fois, je me chargerai de faire creuser ta tombe si un tel évènement arrive. Passe le bonjour à Lady Pidget, sa compagnie au banquet d'hier m'a manqué. Elle est de bonne chair."

    Oh le cochon !

    Melody donna un dernier coup de pied et reçut un coup sur la nuque, louchant sur une scène floutée, Pidget s'inclinant, s'étirant, puis disparaissant, pour toujours.



    "Si vous êtes arrivés jusqu'ici aujourd'hui, c'est que vous êtes un danger potentiel pour la couronne, félicitations, jeunes gens."

    Le sourire carnassier du maître des cachots tira un frisson d'horreur à Melody, qui frissonnait dans ses vieilles loques. Elle était arrivée entre les murs de sa prison depuis plus de cinq mois - elle comptait les jours d'un trait sur la roche- et ce n'était pas la première fois qu'elle le rencontrait. A vrai dire, elle avait croisé Monsieur Delacour trois fois au total. La première, lorsqu'il l'avait poussée entre les murs de sa cage, à coup de pied au derrière et malgré ses larmes. La seconde, quand il était venu lui proposer une réduction de peine contre un petit service, qu'elle avait refusé en dépit de son insistance. La dernière, lors de la tonte à cause de poux qui avaient envahi les cachots. Cette dernière était, des trois fois, la plus traumatisante. Elle gardait une boule au ventre chaque fois qu'elle pensait aux cheveux longs qu'elle avait perdus, et qui repoussaient avec une lenteur criminelle, lui donnait un air d'animal de ferme.

    "Mais Zacchary le Grand, Sa Toute Puissante Majesté elle-même m'a demandé de vous faire sortir, pour vous faire accéder à un haut rang, si vous vous avérez aussi dangereux que ce dont vous avez l'air. Oui mes agneaux, il vous veut comme jouets de compagnie. Allons mesdames ne faites pas cette tête!" Melody entendit deux jeunes filles pleurer à chaudes larmes, se serrant l'une contre l'autre. Elles étaient d'anciennes cuisinières de la Cour, et savaient visiblement mieux qu'elle ce que voulait dire jouet de compagnie. "Il ne va pas vous culbuter, il a toutes les dames de la Cour pour ça !"

    Le bourreau émit un rire gras et balada ses yeux ambrés sur ses pensionnaires, humectant ses lèvres puantes et ses dents jaunes. "Non, il a des projets bien plus grandioses pour vous, participer à sa puissance. Le principe est simple, vous vous pointez là-haut, il est en train de donner un banquet pour l'anniversaire du Prince et ils sont tous à table, puis vous vous approchez du mur de cristal qu'il vous laisse approcher, au passage." Il fronça les sourcils et se tourna vers un balafré à la barbe hirsute. "Ayez l'air honoré, même si vous y avez déjà eu accès clandestinement. Bref. Si vous réagissez à une pierre, vous entrez dans son coffre à jouets. Sinon, il vous exécute dans un grand feu d'artifice pour le plaisir de ses convives. C'est pas génial ça mes amours?"

    Les deux femmes se mirent à sangloter, et la petite Melody avança, tête baissée, à leur suite, jetant un dernier regard aux cachots. Elle avait déjà été au contact des pierres, quelques années auparavant, car Zacchary était monté au pouvoir peu après son quatrième anniversaire, et elle savait ce qu'elles représentaient, et que tous n'étaient pas des élus de celles-ci. Elle n'y avait jamais vraiment accordé d'attention, se contentant d'aimer la vie simple que lui procurait Thalatta. Mais à l'heure qu'il était, elle suppliait le ciel, Naïa, Kaleï et même Titan pour posséder un quelconque pouvoir. Quelque chose qui lui permette de mourir avec des cheveux, et en regardant le soleil.

    On les mena par un escalier hors des châteaux, et les poussa dans une douche collective, où on les aspergea au jet d'eau puis les savonna, et les sécha. Melody partit ensuite avec les deux femmes dans le couloir de droite, et le balafré et un second homme, au corps si maigre qu'il paraissait pouvoir se briser d'un soufflet, partirent à gauche. Des vêtements et un miroir les attendaient toutes trois. Avec un pragmatisme froid, Melody enfila son short bouffant et sa brassière couvrante, tandis que les deux cuisinières se coiffaient mutuellement, ayant cessé de pleurer. A leur regard désormais décidé, l'adolescente sut qu'elles avaient déjà usé de pierres, et étaient capables de faire du mal avec celles-ci. Melody sentit un frisson la cueillir au bas de la colonne et retint ses dents lorsqu'elles firent mine de craquer.

    Après tout, pourquoi pas elle.

    Le mur trembla, puis s'ouvrit. Elle pencha la tête, intriguée, et s'approcha de la fente, la voyant protégée par une fine membrane. Un bouclier de puissance.

    "Votre Altesse Terrible, nous avons fait appel aux fugitifs jugés les plus dangereux de votre cachot afin de vous divertir ce soir, selon votre bon vouloir." La voix se tourna vers eux, et scanda : "Faites entrer les prisonniers !"

    La membrane s'évapora, et Melody avança de quelques pas, sous le regard dévorant des convives de Son Altesse Royale. Ils étaient légèrement irisés, protégés par un bouclier qui faisait le tour de toutes les tables. Melody en effleura un du doigt et fut surprise de constater que les parois étaient bien solides. Les deux cuisinières, l'une vêtue de sous-vêtements et l'autre d'une robe de pirate, la dépassèrent avec dédain. L'adolescente les rejoignit sans s'offusquer, se persuadant que si elle était seule elle ne risquait pas de se mettre en danger pour quelqu'un qu'elle appréciait.

    "Faites entrer les cristaux !"

    Melody se tourna vers le roi, qu'elle aperçut vaguement ennuyé, un sourire nonchalant sur les lèvres, terriblement séduisant dans son ivresse, bras croisés sur le torse. A ses côtés, un très jeune garçon aux cheveux noir corbeau, qui semblait à la fois en colère et contrarié, tout en feignant un visage tout à fait neutre. Le jeune prince. Melody n'eut pas le temps de s'attarder sur les Nobles dont les vêtements méritaient au moins d'être admirés, car une chaleur l'emplit de toutes parts, illuminant la pièce. Des applaudissements fusèrent de derrière le bouclier, et le frisson s'intensifia. Elle se sentit devenir légère, et tourna le regard vers un mur où luisaient des miliers, des milions de couleurs. Les pierres de pouvoir, confisquées aux habitants du monde entier. Ces pierres en activité qui n'attendaient que leur propriétaire pour redevenir ce qu'elles étaient : des outils de puissance, de destruction et de vie.

    Le monde s'effaça petit à petit, au rythme de ses battements de cœur devenus erratiques, et sa vision se limita à une ligne droite. Un long tunnel de lumière qui la poussa vers l'avant. Elle leva la tête, et fut envahie d'une telle chaleur qu'elle soupira, avant de se laisser couler, glissant entre les obstacles, pour venir caresser ce mur de cristaux. Un souffle régulier lui chatouilla les jambes alors que son cœur battant devenait le seul son à ses oreilles, et elle s'aperçut qu'elle était au sommet de ce mur, le bout des orteils sur les vis maintenant les pierres comme seul appui. Dans sa main luisait de mille feux une pierre bleutée, qu'elle garda tout contre son cœur, et fixa, sentant une déferlante aqueuse envahir tout son être. Son cœur manqua un battement, et elle dégringola le long du mur, s'écrasa au sol, puis se releva, la tête de travers, et l'épaule démontée.

    Son regard suivit le tunnel d'eaux en furie qui étaient désormais ses compagnes, et se posa sur un homme aux cheveux blancs comme le lait qui maintenait sa main crispée vers elle. Aussitôt le tunnel cessa, s'écroula. Et envahit la salle, ricochant contre le bouclier. Melody serra fort sa pierre et inspira, s'enroulant dans une coque d'eau sous les applaudissements. Sa tête revint lentement en place, et son épaule, démise, se redressa avec une douleur qui lui tira un long cri de surprise.

    La pierre devint glaciale, la frigorifiant, puis brûlante, faisant évaporer son armure et le petit lac qui était en train de se former. Puis, comme une pression retombée, Melody se sentit très fatiguée, et dut lutter pour rester debout. A l'autre bout du terrain, l'homme balafré poussait des hurlements de douleur intense, sa peau couverte de cloques se déchira, et laissa apparaître une créature de charbon, dont la bouche cracha un long jet de flammes. Autours de Melody, les restes carbonisés des deux cuisinières et du maigrelet luisaient, là où l'améthyste, le rubis et les deux agathes de couleur différente avaient été volées au mur. Melody jeta un regard fatigué au prince, blanc comme un linge, et pourtant stoïque, puis s'écroula, dans un dernier soupir.

    "Cesse donc de t'énerver comme ça Melody, ça n'en vaut pas la peine, et puis tu devrais te sentir honorée qu'il ait pris la peine de te rendre unique de cette façon ! Allons !
    - Unique ? Je ne vois pas ce que devenir un monstre a d'unique dans ce putain de palais!"

    Elle fulminait, faisant les cent pas dans la petite chambre qu'elle partageait avec le balafré, Jared, depuis maintenant quatre ans. Quatre ans pendant lesquels elle avait survécu, jour après jour, aux félonies de ses différents adversaires, et aux tensions qui se faisaient de plus en plus fortes autours de son pouvoir. Elle voyait chaque jour un peu plus ses compagnons d'arme devenir tendus, chuchoter un nom : Arya. Elle savait que c'était absurde, Arya était une déesse, elle était juste une boule de puissance, totalement dopée par les biolides qui servaient le roi pour sa plus grande distraction.

    "Distraction, mon cul." cracha-t-elle en passant derrière le paravent pour se décrotter. "Il aurait quand même pu me demander mon avis ! Ou le mettre ailleurs que sur mon nombril, merde !
    - C'est le Roi chérie, il fait ce qu'il veut de ton corps, de ta vie et de ton âme. Alors arrête de geindre et considère ça comme une faveur. Quoi ? Tu crois qu'il t'aurait fait ça s'il savait que tu n'étais pas assez solide, et que tu deviendrais une Melancholia.
    - S'il voulait me nuir, oui il aurait pu le faire." Elle tapa sur le croissant de lune, au niveau de son nombril, et jura. "Saloperie de merde."

    L'air devint glacial, et les gouttes d'eau contenues dans l'air se rassemblèrent, tombèrent, puis gelèrent, s'écrasant au sol dans un fracas qui lui fit rentrer la tête dans les épaules.

    "Tu vois, ça dégénère déjà !
    - De quoi tu parles petite, on a à manger, un toit, et on fait partie des plus puissants possesseurs de pierre de la Cour. Il nous autorise même à manger à sa table, quand ce n'est pas trop officiel, alors je ne vois pas pourquoi on devrait lui cracher dessus."

    Melody passa le gant sur ses épaules et ne répondit rien, sentant un mal de tête poindre, et son ventre brûler. Une larme s'échappa de son œil droit. Elle se savait condamnée à devenir un pantin à pierre, et dégénérer tôt ou tard, en Guerrier de Crystal ou en Melacholia. L'une comme l'autre possibilités ne faisaient que lui nouer la gorge, douloureusement. Sur le terrain, elle se devait d'être sans pitié, pour plaire. Et sur le terrain, elle allait devoir tout donner.

    La porte de la chambre s'ouvrit à la volée, elle pivota, curieuse, et haussa un sourcil en voyant, rouge de colère, le responsable des Gladiateurs reprendre son souffle.

    "LES PIERRES ! LES PIERRES !"

    Melody se pencha sur lui, sentant une vague de panique l'envahir. Ça sentait vraiment mauvais.

    "ILS ONT VOLÉ LES PIERRES !
    - Comment ?
    - Je ne sais pas comment pauvre idiote, dépêchez-vous de les rattraper ou il vous tuera tous les deux !" Voyant qu'ils ne réagissaient pas, il frappa du poing contre la porte. "BOUGEZ-VOUS !"

    Melody poussa un juron sonore, enfila à la va-vite une armure de cuir, et descendit quatre à quatre les marches de la Tour, poursuivie par Jared qui n'avait pris le temps que d'enfiler un caleçon. Deux servantes se roulèrent en boule dans une alcôve en les voyant passer, Melody attrapa à la volée une poignée de fleurets et les enfila dans sa lanière, explosant la porte d'un coup de pied. Les gardes étaient en effervescence, et toutes les issues étaient visiblement bouclées.

    "Je monte en éclaireur, toi explore le sous-sol. Si je les vois je gèle le sol où ils se trouvent, ça marche ?
    - Bien miss, c'est parti."

    Melody grogna, et activa sa pierre, frissonnant des pieds à la tête. Elle plaça la main devant elle et une marche volatile apparut, composée de quelque gouttes de glace mises ensembles. Elle grimpa, et une seconde se matérialisa. Sous le regard ahuri de quelques nouveaux gardes, l'élémentaliste gravit son escalier chimérique jusqu'au sommet, et observa les alentours. Il était impossible de s'enfuir par les sous-sols sans rencontrer Jared. Elle devait donc se concentrer sur les airs et, plus précisément, les demi-airs, où voleraient sans doute les voleurs de pierre. Sitôt pensés, des dizaines de bras de vapeur, bien plus épais que d'ordinaire, sortirent de toutes parts, et s'étendirent sur la totalité du château. Melody sentit l'angoisse la quitter lentement, et braqua un regard lointain sur la scène qui se déroulait à ses pieds. Les gardes fouillaient le château, lui ayant laissé à l'exception des portails la totalité de l'extérieur. La lune était très belle, très douce et...

    Son bras dorsal frémit, agité par un infime mouvement. Prise de colère, Melody grogna, et fit chauffer l'eau si fort qu'elle s'évapora dans un souffle brûlant, enflammant le sable volatile. Menée par ses bras, telle une grande araignée, elle descendit de son toit et se laissa tomber, droit sur sa cible. Dans un bruit de bouchon de champagne, le moustique ébouillanté redevint humain, et elle lui embrocha la jambe, avec un hurlement sauvage. Le révolutionnaire, paniqué, se crispa pour se transformer à nouveau. Melody devina avec un sourire amusé qu'il ne se servait de son pouvoir pas depuis très longtemps.

    "Trop dommage."

    Ses bras de vapeur se mirent à tournoyer en tous sens, puis s'élevèrent au dessus de sa tête, menaçants. L'assassin jeta un regard noir de mort sur le voleur, et le pilonna littéralement, sous la pression accumulée de l'eau contenue dans chaque bras. Un sourire se peignit sur son visage lorsqu'elle entendit un hurlement parvenir de l'intérieur du palais. Elle empala le corps achevé sur un pic de glace, et s'assit jambes croisées, dévisageant d'un regard gourmand la jeune femme qui tenait un sac rempli de cristaux contre elle.

    Le sol chauffa, si fort qu'elle dut se lever, et même se surélever pour le pas souffrir de son ouverture, comme le croquant d'un fondant au chocolat frappé par une cuiller. Dans un geyser de flammes, la bête à cornes apparut. Jared, dont les écailles dorsales étaient remplacées par un rubis. Greffé de l'intérieur par le Roi lui-même.

    "Je dois la laisser en vie ?" gronda-t-il de sa voix caverneuse, lui permettant enfin de redescendre.
    "Je ne crois pas que Sa Majesté veuille que ce vol s'ébruite. Fait en sorte qu'elle ne puisse rien raconter à personne.
    - C'est toi la patronne." Dans un souffle de taule gigantesque, il s'avança, et devint plus gros, jusqu'à enflammer toute matière à son entours. Melody Recula, puis lui tourna le dos, laissant échapper un léger hoquet de surprise lorsqu'elle entendit toutes les vitres se briser, et la pauvre fille hurler... avant de ne plus rien dire.

    En tournant la tête, elle l'aperçut, tranchée du bas de sa mâchoire et de sa langue. Mais Jared ne la tuerait sans doute pas avant très, très longtemps.

    "Tu tiens le coup ?
    - Ça va. Même si ces potions sont infectes, elles ont au moins le mérite de faire passer la douleur. Mais bon sang, qu'est-ce que ça peut faire mal.
    - Tu devrais te reposer encore quelques jours Mel, à ce rythme-là tu risques de... hé ! Rassied-toi!
    - Ça va je te dis, laisse-moi tranquille Jared ! Et puis tu t'es vu aussi ? Même tes veines sont pleines de magma à force d'utiliser ta pierre, tu devrais t'inquiéter pour toi d'abord.
    - Mel, s'il te plait, hé gamine. Ho !"

    Melody se redressa et s'adossa à la paroi rocheuse de la caverne, main crispée sur son nombril, tandis que le sang lui montait à la tête.

    "Ça recommence... éloigne... toi."

    Un flot de sang s'échappa de son œil droit. Elle se plia en deux, puis en quatre, et roula en boule pour protéger son ventre de la douleur. Des flots d'énergie, comme des sillons de larmes, traçaient sous sa peau de fines arabesques bleu vif. Elle poussa un hurlement, et se calma, tombant mollement au sol.

    "Depuis combien de temps ça te fait ça?
    - Deux jours environ, ça va finir par me passer.
    - Mel, les veines autours de ta pierre qui ressortent comme celles d'un chauve sur son crâne ce n'est pas normal tu sais, tu devrais aller voir un spécialiste.
    - Un spécialiste? Jared, ça fait quatorze putain d'années qu'on a interdit d'utiliser ces foutu cristaux de merde. Tu crois sérieusement qu'il existe encore des spécialistes ?
    - A l'Académie...
    - Ils sont en train de planifier la rébellion, à l'Académie. La cinquième en deux ans, tu crois qu'ils nous aiderons, nous, les chiens de garde du Roi? J'en doute vois-tu.
    - Tu m'inquiètes.
    - Inquiète-toi de ta moelle épinière. Tu t'es fait remplacer une partie de tes os par des cristaux, si ça dégénère ça te grillera la cervelle, au sens propre, alors t'occupe.
    - Tu sais comment j'ai atterri dans cette cellule, quand ils t'ont balancé aux cachots ?"

    Melody se redressa, à l'aide de Jared, et commença la marche. Ils avaient été envoyés en mission par le Roi en personne, qui leur avait commandité de vérifier si les Arcils Inférieurs existaient, et surtout, quel était leur degré de puissance. Autrement dit, ils marchaient depuis des jours, et venaient de pénétrer sous la Mer de Glace, ce qui la rendait légèrement claustrophobe.

    "Ce n'est pas parce que tu as vomi sur les chaussures d'une Noble ?
    - Comment sais-tu que...euh, non. Enfin oui et non. Ça, c'était le prétexte. En réalité j'étais trop gênant. J'étais un allié de Zacchary du temps où il était Prince. Mais quand il a vu que j'avais un pouvoir aussi fort, il a pris peur. Seulement comme j'étais un de ses courtisans, il ne pouvait pas m'éliminer, alors il a chercher à détruire ma réputation, pour pouvoir m'emprisonner.
    - Puissant ? Le mien aussi, et pourtant il ne me zigouille pas.
    - Toi tu lui as mis un coup de pied dans le menton, ce n'est pas la même chose.
    - ... et aujourd'hui encore je me demande pourquoi je n'ai pas regardé sur qui je sautais. Brr."

    Un frisson de froid et d'horreur la fit trembler. Elle se colla contre Jared, lui continuellement chaud, et avança à pas lents. Le métamorphe de lave ouvrit une carte et ne lui jeta plus aucun regard.

    "Au fait. Tu m'appelles gamine mais, tu sais quel jour on est ?
    - Celui où tu fermeras ton maudit clapet quand on doit être discrets ?
    - Arrête ton char, ya personne, ils ont tous trop peur de se faire bouffer par les méchants Arcils. Et c'est mon anniversaire.
    - Oh !" Jared leva les yeux de sa carte. "Oh ? Quel âge ça te fait dis-moi, huit ans c'est ça?" Il se prit une baffe. "Sept? Oh pardon, parfois je ne fais pas la différence.
    - Seize tronche de gnou ! Seize ans !
    - Bravo, tu as gagné le droit de monter à cheval, mais n'oublie pas de te couper le sein avant Amazone.
    - Amazone ?
    - Une légende de la Terre, des femmes guerrières qui voulaient devenir des hommes ou quelque chose comme ça." Il se prit une seconde baffe. "Aïe ! Mais tu as fini oui ?" Une troisième. Il plia sa carte rageusement et abattit d'un grand coup celle-ci sur la frimousse de l'adolescente."

    "Aïe ! Mais tu vas bien dans ta tête ? Pauvre con !
    - Tais-toi deux minutes, selon ma carte, l'Arcil devrait se trouver non loin."

    Melody poussa un soupir de lassitude et croisa les bras derrière la tête, s'adossant à la paroi glaciale. Jared passa ses doigts bouillants sur la glace, espérant débloquer un mécanisme.

    "Et toi au fait, quel âge tu as ?
    - C'est une question qui ne se pose pas aux dames."

    Melody ricana et avança à ses côtés, scrutant des yeux les pattes de l'Araignée de glace. Mais autours d'eux il n'y avait qu'une magnifique caverne aux couleurs diverses et aux formes travaillées. Comme si l'on avait voué un culte à la glace dans cet endroit.

    "Allez, sans déconner Jared, quel âge tu as ?
    - Je suis bien plus vieux que toi si c'est ce que tu veux savoir.
    - Tu as pourtant encore tous tes cheveux.
    - Oui."

    Sans répondre d'avantage, il s'arrêta, et écarquilla les yeux. Deux sphères parfaitement opaques gisaient au milieux du chemin. Hautes de plus de cinq mètres, elles étaient sur un lit de... cristaux.

    "Oh merde." entendit-elle Jared dire.
    "Oh, merde." répondit-elle en levant la tête.

    Immense, de ses dizaines de mètres de haut, l'Arcil les contemplait, mâchoire ouverte à toute proposition, et n'attendait seulement qu'ils bougent pour les dévorer.

    "Marche lentement Melody, on sait qu'il est là, alors on peut rentrer, mais va...
    - Prend ça dans ta sale gueule araignée de mon cul !"

    Deux bras de vapeur cognèrent contre la pattes de l'Araignée, la faisant fondre légèrement. Jared se passa une main sur le visage. Melody, elle, poussa la puissance de son cristal. Son œil droit se mit à pleurer, et sa peau à luire, d'une aura bleutée. L'arcil poussa alors un cri si fort qu'elle fut assourdie brièvement, et n'entendit pas le juron de Jared.

    "On déguerpit, pauvre idiote !"

    Melody fixa, hallucinée, la bête qui décrochait les pattes de la paroi de glace, se préparant à la chasse, et avec un dernier regard, se mit à courir comme une dératée.

    "Jared, pourquoi tu n'utilises pas tes pouvoirs?
    - Ce truc se nourrit de cristaux, ça l'attire !
    - QUOI ?"

    Elle tourna à l'angle, alors que le sol commençait à trembler sous le déplacement de l'Araignée. La mer de glace était un véritable labyrinthe en dessous, elle pria Naïa et même Titan de lui indiquer le chemin, tout en tentant d'arrêter sa pierre, mais elle l'avait poussée à pleine puissance.

    "Par là !" Elle prit à gauche, Jared à droite. Un hurlement bestial et une pluie de flocons de neige- des postillons d'Arcil- la fit hurler de terreur. "En fait non." Elle dérapa en faisant demi-tour, chuta, jura, et finit par ramper. Une patte gigantesque se matérialisa à côté d'elle, fendant la glace dans un impact si large qu'il aurait pu être causé par une baleine.

    "Pitié." s'entendit-elle couiner, avant de voir la patte s'approcher de sa tête, tranchante comme une lame. Un éclair de frayeur hanta son regard. Puis, un flux la paralysa, la poussa vers l'avant, la tira par le... nombril.

    "Non..." gronda-t-elle, redoutant ce qui allait se passer. "Non, non..."

    Le monde devint noir.



    "Et depuis lors, vous-même et Monsieur Longroad n'avez plus aucun pouvoirs ?
    - Pas plus aucun, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Nous avons nos pouvoirs, prêts à se réveiller un moment ou l'autre, mais les pierres qui lui ont été greffées et celle que l'on m'a attribué sont... vides.
    - Vides ?
    - L'Arcil a aspiré leurs pouvoirs, pour moi, ce n'est que temporaire, mais Jared a perdu une partie de sa mémoire, et mettra un certain moment à retrouver toutes ses fonctions motrices compte tenu de l'emplacement de sa greffe.
    - Dans quelle mesure exactement a-t-il perdu sa mémoire ?
    - Ce qui s'est passé ces quatre dernières années, depuis sa greffe, en fait."

    Silence.

    "En ce cas, je ne devrais pas vous mettre si durement dehors. Soyez les bienvenus entre les murs de l'Organisation. Oh pour le moment vous ne devrez pas sortir, il faut que le Zacchary continue à vous croire mort, jusqu'à ce que notre jour vienne...
    - Même s'il nous voyait, il ne nous ferait rien.
    - Ah ?
    - Oui, Monsieur... ?
    - Alcibiade.
    - Alcibiade, il a peur de nous.
    - Peur?
    - Oui. J'étais sur le point de devenir une Melancholia, et Jared était non loin du Guerrier de Crystal. Nous représentons tout ce qu'il a toujours eu en horreur, les dégénérescences des cristaux.
    - Racontez-moi encore une fois comment il s'y prenait pour vous... booster, comme vous dites.
    - Et bien..."

    *
    **

    "Tiens, Jared. Comment se porte ta mémoire.
    - De mieux en mieux, depuis le temps tu sais j'ai pu fouiller les archives de l'Académie.
    - Tu y es professeur pas vrai? Quelle bonne blague, je te vois très mal prof...
    - Et toi alors petite, je ne t'imaginais pas non plus Capitaine de la Garde.
    - Tout arrive.
    - Oui, celui qu'on pensait indestructible est tombé, et c'est sa marmotte qui est sur le trône.
    - Oui enfin, avec le Prince, enfin le Roi.
    - Bah, peu importe. Tu penseras à venir me voir d'ici une petite semaine, que j'étudie de plus près ton petit nombril." Melody eut une expression outrée. "Oui, ta pierre. Ton croissant de lazuli, allô?
    - Tu as au moins le double de mon âge, ne me parle pas comme à une de tes putes s'il te plait.
    - Putes ? Ne traite pas mes élèves de ... catins.
    - Tu ne nies pas ton âge en tous cas !"

    Jared fronça le nez et lui mit un coup de poing à l'épaule, auquel elle repondit sobrement par un coup de genou dans les parties.

    "Ahhhr... mes pauvres Jared juniors...
    - Désolée, mais je ne peux pas me laisser faire devant mes hommes, tu comprends.
    - T-tout... à fffait. Grrh...
    - Je passerai le week-end, soit ponctuel vieux débris.
    - P-prend soin de toi!"

    Melody lui attribua un clin d'œil, et siffla entre ses doigts pour remettre un peu d'ordre dans ses recrues. La main sur la hanche, elle les pointa simultanément du doigt, distribuant les commentaires avant de les envoyer faire un tour de la Cour à pieds.

    La vie reprenait doucement son cours, sans regret d'avoir retourné sa veste.

Partie II : A propos de vous

Prénom ou Surnom : Mina
Âge : 18 ans
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Jonathan Phoenix
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Qui est notre héros ?
Pierre [et pouvoir]: Opale Noire [Mort]
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MessageSujet: Re: A voler trop près des cieux, on s'y brûle les ailes [terminée]   Jeu 5 Mai - 22:34

C'est donc moi qui aurait l'honneur suprême de prendre en charge ta fiche. Après avoir, non sans peines, parcourut de A à Z ta présentation, j'ai le plaisir de t'annoncer que tu fais dorénavant partie des Chrysalides, ceux dont le pouvoir est lié aux éléments. Un Admin qualifié modifiera ton rang sous peu.

En attendant, n'oublies pas de créer ton journal de bord, que tu devras tenir à jour, ainsi que ta liste de compétences.

Sur ce, je te souhaite un bon RP parmi nous Smile
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A voler trop près des cieux, on s'y brûle les ailes [terminée]
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