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 Concours : Sexy destiny [Juin/Juillet]

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Katia Phoenix
biolide


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MessageSujet: Concours : Sexy destiny [Juin/Juillet]   Jeu 2 Juin - 23:25

Bonjour ! Et voici arriver la deuxième édition du concours de RP d'Az-Mary ! Vous savez, les petites lignes qui étaient glissées dans le règlement sur les points de capacité ? Et bien les voilà mises en œuvre, par ce petit challenge que je vous propose de relever à mesure d'un tous les deux mois, et dont la récompense sera, comme vous pouvez le deviner, des points de capacité. (Et accessoirement la gloire d'être en page d'accueil, mais la gloire ne vous intéresse pas, n'est-ce pas?)

Bon, trêve de bavardages, laissons place au spectacle. C'est à dire, comme vous les attendiez toutes j'en suis sûre, les règles de ce concours :

    Mise en forme et notation :
    - Les écrits devront avoir un minimum de 30 lignes sous word, Arial 12 (pour respecter la police par défaut du forum) et un maximum de 10 000 caractères pour qu'ils puissent tenir un un seul message.

    - Ils seront notés sur leur aspect agréable de lecture (orthographe, grammaire, syntaxe) ainsi que sur leur intérêt (banal ou non) et surtout sur le respect de la consigne (du thème) et leur originalité.


    Déroulement du concours :
    - Vous aurez jusqu'à vendredi 1er Juillet pour envoyer vos participations par MP à Lux Adhémar, après quoi elles ne seront plus acceptées.

    - Les écrits seront alors rendus publics sur ce topic, avec un post par participant de façon à ce que tous puissent les partager.

    - Les notes et appréciations seront postées le 15 Juillet au plus tard.


    Récompenses :

    - Le gagnant aura 200 points de Capacité, et 100 points d'Expérience. Il sera de plus affiché sur la page d'accueil.

    - Les deuxième et troisième auront 100 points de Capacité et 50 points d'Expérience.

    - Les autres gagneront 30 points de Capacité, 15 points d'Expérience.


    Les différents sujets du concours :

    - Le récit se situe cinq années après nos jours, et doit obligatoirement contenir la phrase : "J'ai emprunté pas mal de masques ces derniers temps, on m'a vu heureux(se), triste, et vivant(e) mais jamais personne n'aurait pu imaginer que je devienne..."
    Jouez dans l'originalité, pas de classique. Pour rajouter un peu de défis, voici les cinq mots interdits : homosexuel(le), mère/père, dieu, déesse, citron.

    - Connaissez-vous le mot lemon ? Relations plus ou moins s*x*elles entre deux individus. Du sexe de votre choix. Contenant le votre obligatoirement. Pas de détails trop poussés, il faut que le rating reste en -16, je me réserve le droit de vous le censurer ou pas. Le lemon n'est pas du hentaï, et vice-versa. Pour le choix de ce sujet, ils sera placé sous spoiler dans le sujet =)



Voilà voilà =)
Il ne me reste qu'à vous souhaiter un bon courage, et que les Muses soient avec vous !



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Katia Phoenix
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MessageSujet: Re: Concours : Sexy destiny [Juin/Juillet]   Mer 8 Juin - 11:42




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Titan [PNJ]
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MessageSujet: Re: Concours : Sexy destiny [Juin/Juillet]   Mer 8 Juin - 11:47

Texte n°1 par Jonathan Phoenix


La Pierre de Luxure

On dit parfois que chaque parcelle de l'humanité a au moins une Pierre de Pouvoir qui lui est dédiée. On raconte que quelques unes d'entre elles blessent les âmes au lieu des corps, et que même la barrière la plus impénétrable n'est pas à même de stopper leurs effluves toxiques. Certaines apaisent les esprits, d'autres au contraire les rendent violents, faibles et malléables comme l'argile la plus tendre. Ce genre de Pierre n'est heureusement pas monnaie courante, et à la manière des deux Premières, elles sont tout aussi uniques, réservées à un nombre restreint d'élus. Un fait étrange subsiste : en effet tous les Manipulateurs de ces pierres interdites se trouvent la plupart du temps être des femmes. Comme si le droit d'étreindre une âme leur était réservé.

De nombreuses légendes persistent sur ces lites improbables, dont beaucoup ont sombré dans l'oubli. Quelques unes sont emplies d'honneur et de courage, d'autres ont été volontairement effacées. Mais rien n'échappe aux dieux d'Az-Mary, pas même les secrets les plus noirs et les plus enfouis. Une sombre et étrange histoire surgit au milieu de ces mystères, celle mêlant la plus haute noblesse à la profondeur des sentiments, où se mélangent à la fois royauté et humanité. Chaque être humain a le besoin, ne serait-ce qu'une fois, de ressentir l'amour. Même s'il s'agit d'un amour éphémère, un amour qui n'a pas lieu d'être, un amour interdit. Parfois l'Homme se prive délibérément de la sensation d'aimer, pourtant lorsque l'archer qui dompte les éons choisit une cible, sa flèche ne manque jamais, qu'importe les forces qu'il déploie.

Ceci est un secret dont personne n'a jamais rien sut, un secret partagé par deux êtres que tout oppose, et rien ne pourra plus jamais réunir. Cette histoire est née et s'est achevée lors d'une nuit sans lune, sur les terres inconnues d'Az-Mary, ce monde parallèle au nôtre, et pourtant si différent. Un monde où la Magie recouvre chaque parcelle d'une humanité hésitante et divisée, mais assoiffée d'avenir...

Eyrupson est une cité magnifique. Lorsque la nuit dépose son manteau sur elle, la lumière soigneusement distillée par les étoiles vient faire scintiller ses murs recouverts de gel, illuminant ainsi la ville de dizaines d'éclats bleutés, et malgré l'absence totale de lune ce soir-là, la Dame Blanche, l'autre nom de la citadelle, sait préserver son aspect illusoire et charmeur. Le jour-même, un détachement d'une dizaine de soldats, hommes et femmes, était venu dans la cité, avec à leur tête Jonathan Phœnix, Souverain d'Az-Mary, et Général Suprême des Armées. De toute l'Histoire, aucun roi n'avait jamais cumulé ces deux postes, cependant il était de notoriété que le Roi n'accordait à personne sa confiance pour de telles responsabilités. Jusqu'à présent, l'armée toute entière suivait aveuglément son Général, et le peuple n'avait jamais remit en question le jugement de son monarque. Les troupes souhaitaient profiter d'une dernière nuit calme avant de mener l'assaut, le lendemain, contre une poignée de Révolutionnaires, adeptes du culte de Zacchary. En bon leader, Jonathan leur avait accordé ce droit-ci. Il ne manquait pour sa part point de repos, mais il avait l'habitude de passer plusieurs jours à guerroyer sans dormir, chose dont aucun être humain sain d'esprit n'est capable.

Ainsi le détachement de l'armée Az-Marienne put profiter d'une nuit calme au sein d'Eyrupson, la cité argentée. Elle fut répartie dans quelques auberges, ravies d'accueillir entres leurs murs les défenseurs de la Nation. Mais le Général, lui, refusait de se laisser aller au sommeil. Il ne voulait y céder à aucun prix. Il devait retravailler le plan d'attaque qui s'appliquerait demain. Les rebelles n'avaient aucune chance, mais le tribut de la victoire était encore trop lourd. Jonathan devait raffiner les manœuvres afin qu'aucun de ses soldats ne soit blessé. C'est aussi pour cela qu'il était tant admiré : il prenait soin de ses unités avant de songer à la victoire. Il en avait toujours été ainsi, même lors du génocide qu'il avait conduit, plus de dix ans auparavant. Il était rare qu'un dictateur soit respecté autrement que par la crainte, lui avait sut gagner le respect par sa prudence et sa stratégie, réputée implacable.

Mais la nuit n'allait pas se passer comme prévue, loin s'en fut. Alors que le souverain gagnait enfin, à une heure tardive, le logement qui lui avait été donné pour l'occasion, l'Opale Noire, emblème de son pouvoir sur les ombres et la Mort, accrochée à son oreille gauche, se mit à luire faiblement, d'un éclat doux et apaisant, puis se fut au tour de toutes les répliques qu'il portait sur lui de scintiller, de ce même éclat étrangement calme. L'Opale n'avait pour habitude de briller que de deux façons : soit d'une lumière aveuglante et agressive, soit par tressaillements, parcourue d'éclairs argentés. Cet éclat était différent. Lorsque Jonathan examina l'Opale qu'il portait autour du cou, en la saisissant au creux de sa main immobile malgré le froid mordant, il y remarqua une minuscule flamme aux tons rosés, comme les reflets d'un feu ardent.

Au même instant, il entendit un faible crissement derrière lui. Le bruit caractéristique d'un pas féminin qui s'enfonce dans la neige. Il ne se retourna pas, et se contenta de planter sa canne dans la poudreuse, qui commençait à geler alors que l'obscurité se faisait toujours plus froide. Il ne parvenait pas à bouger ses membres, aussi il jugea qu'il était inutile de se débattre contre cette emprise dont il ne savait rien, sinon qu'elle troublait l'Opale, la seule Pierre qui ne tremblait jamais. Le silence se brisa à la manière de la glace soumise trop longtemps à une chaleur ardente.

« Bonsoir, Majesté. »

Une voix douce et claire, qui appartenait à la personne qui se tenait derrière lui. Cette même personne qui le maintenait paralysé. Une paralysie qui n'affectait nul autre que son esprit, embrumé par des vapeurs étranges, toxiques tant elles étaient brûlantes. Lorsque Jonathan parvint à se retourner pour voir qui le troublait à ce point, il aperçut une jeune fille, couverte de fourrure, au regard émeraude, aux traits fins et glacés, dont la chevelure rousse semblait un véritable incendie de pourpre et d'argent, secouée par la brise mordante de la nuit. Son col était fait d'une fourrure immaculée, tandis que ses habits laissaient songer au sable le plus chaud qui soit. Elle était grande et élancée, et s’enfonçait d'au moins cinq centimètres dans la neige. La clarté des étoiles lui donnait un air à demi fantomatique. Ses lèvres étaient pincées, son regard assassin. Au tour de son cou voletait un collier fait de fines mailles d'argent, et à son extrémité était enchaînée un diamant rose finement taillé. On aurait dit un cœur fendu en son centre.

La jeune fille aux cheveux de feu s'approcha de lui, le regard toujours aussi affûté qu'un sabre. Elle lui saisit le menton, avant d'attirer son visage vers le sien et de plaquer ses lèvres contre celles du monarque. Elles avaient un goût légèrement sucré, comme un remord que l'on ressasse, comme une vengeance qui se déguste enfin. Au contact du baiser ardent, Jonathan se sentit diaphane, presque transparent, avant que sa vue ne se trouble. Il n'avait comprit que trop tard. La Pierre de Luxure avait fait son œuvre en le forçant à embrasser la jeune femme. Il était déjà mort.

Il ne se réveilla que plusieurs heures plus tard. Il ignorait combien. Il s'était attendu à ne sentir que le froid de la neige, et le sang chaud couler le long de ses membres. Au lieu de cela, il était allongé sur un lit, les bras étendus, poings liés, les jambes légèrement écartées, les pieds attachés au bout du lit. Le matelas était chaud et tendre. Il ne portait plus que son pantalon et sa tunique. On lui avait enlevé ses bottes de fourrure et son manteau. Ils gisaient en tas dans un coin de la pièce, sa canne posée négligemment à leurs côtés. Les murs étaient en bois scrupuleusement travaillé, et étaient ornés de tableaux représentant la plupart les toundras entourant Eyrupson. Un feu crépitait face au lit, dans une minuscule cheminée. Malgré le fait que quelques uns de ses cheveux noirs de jais masquaient sa vue, il put apercevoir, à côté de la seule fenêtre, une table en bois toute simple sur laquelle était posé un miroir terne. Devant la table était assise celle qui l'avait embrassé, en train de passer un mouchoir en tissu sur sa bouche.

« L'essence de Mandragore, mélangée à de la résine de Cyprès. C'est un poison qui colle longtemps à la peau, cela fait maintenant près de trente minutes que je l'enlève. »

Elle reposa le tissu, avant d'enfin regarder le monarque à sa merci. Elle croisa les jambes. Elle portait une longue robe de nuit en soie blanchâtre brodée d'or et d'argent sur la poitrine et les épaules.

« A qui dois-je mon trépas imminent ? »

Jonathan n'avait pas l'intention de se laisser impressionner. Elle l'avait trompé une fois, pas question de croître le nombre. Lorsque l'on est roi, les erreurs coûtent souvent cher. Il venait d'en faire une fois de plus l’expérience.

« Peu importe. La seule chose que vous avez à savoir, sire, c'est que cette nuit se verra offrir le sang de Jonathan le Terrifiant en guise de vengeance à tous ceux qui ont périt sous votre impitoyable épée. »

Le Terrifiant. On ne l'avait pas appelé ainsi depuis de longues années. De toute évidence, pas assez longues. Il avait en face de lui une jeune fille, ivre de colère et de satisfaction, qui n'avait jamais oublié qu'auparavant, il avait été un monstre de la pire espèce. Et qui réclamait Vengeance autant que Justice. Ces deux actes, pour de nombreux êtres humains et combattants, étaient de véritables dieux parmi les autres, au même titre qu'Amour et Colère.

« Votre sœur est une imbécile. Elle a laissé se joindre aux grands Neicigams un être aussi abject que vous, elle accepte de partager le trône avec un monstre. Elle qui a tant donné pour que vivre en Az-Mary ne soit plus un calvaire, elle règne aux côté d'un monstre. »

Cette jeune fille avait fait parti des révolutionnaires, de ceux qui s'étaient sacrifiés pour offrir à leurs familles un avenir meilleur. Jonathan était responsable de la mort de milliers d'entre eux. Son épée, elle, avait seule massacrée des centaines d'innocents et de rebelles. Et si nombre de citoyens l'avaient oublié, cette lame meurtrière, d'autres lui vouaient une haine tenace, ces mêmes qui ne toléraient pas de voir le fils de Zacchary régir leur existence. Ces mêmes qui avaient juré de réparer l'erreur de Katia Phœnix par leurs propres moyens. Et l'une d'entre eux avait enfin réussit. Elle tenait au creux de sa main la vie du monarque, et n'avait qu'à faire un seul geste pour l'anéantir.

« Dès que j'ai apprit que des troupes, guidées par le Général en personne, venaient passer la nuit ici, j'ai enfin sentit que mes prières avaient été exaucées. Enfin ma famille toute entière allait pouvoir reposer en paix, et mon deuil s'achever. J'allais pouvoir enfin recommencer à vivre, mes trois frères et mes parents vengés. »

Une jeune fille rousse, à laquelle Jonathan avait enlevé sa famille entière. L'horreur se dessina dans son regard. Il ne se rappelait même plus du nombre de vies qu'il avait ôté. Lui qui avait toujours assumé son passé sanglant, il se posait à présent des questions, des questions qui l'amenèrent à songer s'il était bien raisonnable de le laisser vivre. Il avait sermonné Katia quelques jours plus tôt sur la nécessité qu'elle reste en vie, mais elle n'avait pas à mourir. Lui, mourir cent fois n'aurait pas été suffisant pour racheter ses fautes. Son regard terne était habité par un nouvel éclat, une lueur inconnue dans ses yeux ternes. Du remord.

Il regarda la jeune fille qui se tenait face à lui, toujours jambes croisées, les cheveux maintenant déployés sur ses épaules tels un feu de forêt. Il fixa un long moment la Pierre qui se balançait autour de son cou. Il ne pouvait espérer survivre, les siennes avaient été jetées au feu. Elles ne brûlaient pas, mais se contentaient de crépiter au même rythme des flammes. Celle qui le tenait à sa merci, notant que le regard de sa victime était posé sur la Pierre de Luxure, rompit le silence, tout en se relevant.

« Cette Pierre a toujours été autour de mon cou, dès ma naissance. Mon père était archéologue, et il avait trouvé cette Pierre dans le temple du dieu des Secrets. Personne n'avait jamais réussit à la touché. Pourtant, dès mon premier souffle, elle a commencé à luire, irrésistiblement attirée vers moi. La Pierre de Luxure, le diamant rose, est surprenante. Ses pouvoirs sont si vastes qu'on m'a des centaines de fois proposé de l'acheter, de me la dérober, de me tuer pour l'obtenir. Mais elle m'a toujours protégé. Et ce soir, elle va me permettre d'accomplir mon souhait le plus cher. »

Elle ouvrit un tiroir, duquel elle tira une dague ornée de veinures dorées. Elle semblait faite d'un métal inconnu, à mi-chemin entre ceux des légendes et les plus résistants jamais forgés. Elle s'avança vers le lit, dominant le monarque de toute sa hauteur, avant de plonger la dague sur le flanc de celui-ci. Elle planta la dague dans la tunique, et déchira d'un coup sec le vêtement du roi. Elle termina le massacre à l'aide de ses mains. Elle semblait presque ivre. Très vite, Jonathan fut torse nu, son abdomen se soulevant lentement à l'idée hypnotique de la mort imminente.

« L'un d'eux, reprit la jeune fille, les cheveux devant les yeux, est l'emprise sur l'âme de tous les hommes que je souhaite approcher. Ce soir, c'était vous. Mais un autre permet d'inspirer aux couples sincères des plaisirs insoupçonnés. »

Elle s'arrêta net, en découvrant la hanche meurtrie du monarque. Il arrivait encore que la blessure laisse échapper du sang noir, le sang qui ne se verse que lorsque l'on est en train de mourir. Une goutte de cet élixir funeste alla s'écraser sur les draps blancs. L'assassine fut saisit d'horreur et étouffa un petit cri. Jonathan, lui, ferma les yeux, pensant qu'elle allait reprendre son office.

« Quelle est cette horreur ?
-Ceci, répondit le roi, est un des prix de ma froideur et de ma stupidité. Une autre de ces marques est visible sur mon œil gauche. »

Emporté par sa curiosité, le bourreau approcha sa main du visage de Jonathan, et y souleva les cheveux qui masquaient la partie supérieure de celui-ci. Un instant, la colère qui brillait dans les yeux de la femme aux cheveux de feu s'estompa. Celui qu'elle avait tant haït était faible. C'était pour cela la canne : malgré sa monstruosité, il n'en reste pas moins un humain, un humain infirme. Le général, à cet instant, n'aurait sut dire quel était ce nouvel éclat qui brillait dans le regard d'émeraude. Elle secoua la tête et se redressa, avant de lever à nouveau sa dague. Elle était à présent à califourchon sur le ventre du roi, visant de toute évidence le cœur. Elle tremblait.

« Vous n'avez pas à hésiter. »

Il avait parlé d'une vois sèche, mais sans oser regarder son exécutrice. Il avait tourné la tête sur la droite, évitant ainsi le regard de sa rédemptrice.

« Silence ! Tuer ne m'est pas aussi facile qu'à vous ! Les humains tremblent lorsqu'ils font couler le sang. Les autres sont des monstres.
-Pourquoi trembler lorsque l'on exauce notre souhait le plus cher ? Pourquoi hésiter lorsque l'on s'apprête à accorder le repos à des milliers d'êtres humains ? Pourquoi flancher à l'instant ultime, celui où enfin l'on peut mettre fin à l'existence d'un être qui n'a jamais été humain ?! »

La colère avait transpercée dans sa voix. La colère envers lui-même. La colère envers le dégoût qu'il s'infligeait lui-même.

« J'ai toujours été lâche. Aujourd'hui, j'ai choisit d'accepter ma fin, faîtes vite. »

Une larme coula sur sa joue. Il n'avait jamais pleuré.

« Je vous en supplie... »

Le visage de la femme aux cheveux ardents se déforma. Des larmes de haine montèrent à ses yeux, mais aussi de tristesse. Sa main trembla une dernière fois, puis elle lâcha la dague qui alla se planter, droite, dans le plancher en pin de la chambre. Un sanglot se fit entendre. Puis un autre. Ce fut enfin un chagrin de souffrance qui retentit. La jeune fille s'abattit sur le corps de Jonathan, qui lui aussi peinait à retenir ses larmes.

« Je te déteste...Jonathan Phœnix... »

Elle lui murmura ces mots, faiblement, au creux de son oreilles, entre deux sanglots. Elle passa ses bras sous le cou du monarque, qui lui ne pouvait pas bouger. Il ignorait si, même s'il en avait eut la possibilité, il lui aurait rendu son étreinte. Quelques jours auparavant, il ne se serait même pas posé la question...Cette femme, ses formes, son âme innocente...tout cela le faisait hésiter. Elle était magnifique, les larmes ne la rendaient que plus belle encore. Elle se redressa à peine, si bien que son visage était maintenant suspendu au-dessus du sien. Il ne s'en rendait pas compte, mais Jonathan Phœnix relevait sa tête pour aller embrasser celle qui, quelques minutes avant, souhaitait sa mort plus que tout. Il laissait aller ses émotions, les bras de cette femme dont il ignorait le nom, seraient le seul réceptacle à souffrance que le roi ne connaîtrait jamais. Elle se laissa faire, lui rendant à son tour un baiser lourd de sens, un baiser baigné de larmes.

Ils s'embrassèrent ainsi de longues minutes, Jonathan toujours privé de ses mouvements, la jeune fille aux cheveux écarlate le tenant prisonnier et de cordes et de ses bras serrés autour du cou. Tandis qu'ils s'embrassaient encore, elle glissa sa main de sous la nuque du roi pour aller caresser doucement la poitrine du monarque, qui sentait une douce chaleur, légèrement embarrassante, qui lui parcourait chaque membre, comme une brise tiède vient caresser la rivière glacée. Mais il se laissait lui aussi faire. La Pierre de Luxure irradiait, mais elle ne tenait pas son emprise sur Jonathan. Au contraire, elle encourageait les deux amants. Toujours les yeux rouges, la jeune fille quitta la bouche du souverain pour aller la poser dans son cou. Les sens de celui-ci n'avaient jamais été autant en éveil : l'odeur du parfum résiné de la jeune fille, son toucher délicat, le goût de ses lèvres, le son de ses pleurs et soupirs, et sa silhouette harmonieuse. Le trouble lui était inconnu. Jamais il ne s'était manifesté, pas même lorsque Zacchary l'avait conduit chez les prostituées pour lui faire perdre sa virginité. Il commença à perdre le fil de ses pensées lorsque la jeune fille, au lieu d'embrasser son cou, lui donnait des petits coups de langue, gênés tout d'abord, puis assurés et langoureux. Il ferma les yeux, et de la sueur perlait sur sa tempe, en même temps qu'une nouvelle larme s'échappait de ses yeux.

Toujours les bras écartés, Jonathan rouvrit les yeux pour voir à nouveau la jeune fille l'embrasser. Leurs deux regards brûlaient d'un feu ardent et vrai. Pour la première et dernière fois. Elle se redressa, toujours à califourchon sur Jonathan, avant de défaire l'un des boutons du col de sa robe blanche. Elle en enleva un autre, et bientôt le dernier fut à son tour défait. L'ouverture laissait deviner une poitrine splendide, ni vulgaire, ni choquante. Simplement pure. Elle quitta le ventre de Jonathan puis le lit, tourna le dos , et une fois debout entreprit d'enlever son vêtement. Ses jambes fines et lisses qui se dévoilaient au fur et à mesure que la robe montait, ses cuisses, ses fesses recouvertes d'un simple linge blanc, son dos, sa nuque...Tout ceci faisait que le roi respirait de plus en plus fort. Il sentait quelque chose qui lui était étranger, dont il ne connaissait que la théorie. Il se refusa d'y penser d'avantage, puis la jeune fille se retourna vers lui, avant de défaire son soutien-gorge, lentement, découvrant peu à peu ses seins.

Sa poitrine était telle que la présageait sa silhouette, élégante et pure, blanche comme tout le reste de son corps. Elle se rallongea enfin sur Jonathan, leurs deux poitrails étaient maintenant nus, et leur contact mutuel était brûlant. Comme une braise impatiente de prendre feu. Ils s'embrassèrent encore une fois, cette fois-ci avec fougue et passion. Leurs larmes avaient séchées, il ne restait plus que l'amour, un amour accepté et assumé avec audace et témérité. Durant cet instant, la jeune femme, dont la chevelure ressemblait à présent à une véritable gerbe de flammes incendiaires, caressa le flanc de Jonathan, en prenant soin d'éviter sa blessure, qui mystérieusement cicatrisait, avant d'arrêter sa main entre ses jambes...

Elle était aussi gênée que lui, mais elle parvint cependant à avouer son ultime confession.

« Je m'appelle Lucie. S'il te plaît ne l'oublies pas...
-Lucie...Je ne t'oublierais jamais. »

La nuit s'écoula. Une nuit où un secret inavouable naquit sur Az-Mary. Une nuit où le Roi et une inconnue se livrèrent corps et âmes à l'Amour, emportés sur des terres inconnues par la Pierre de Luxure. Une nuit où fut conçut le plus lourd mystère sur Jonathan. Tous deux le savaient. Lucie était persuadée d'être stérile et de ne jamais trouver un véritable amour. La pierre avait exaucé cette nuit là ses deux souhaits les plus chers. Le monarque savait qu'il ne pourrait jamais assister à l'accomplissement de leur amour interdit, mais il voulait plus que tout rendre heureuse Lucie.

Le lendemain, tandis que le seule et unique femme de sa vie dormait encore, Jonathan quitta la couche. Il devait mener son armée, toute Az-Mary à la victoire. La seule nuit où il avait été un homme ordinaire, avec des sentiments, avait été dédiée à sa chère Lucie, mais appartenait désormais au passé. En quittant le chalet de son amante, Jonathan prit soin de laisser deux anneaux sur la table qui supportait le miroir : une chevalière ornée de pierres précieuses, pour subvenir aux besoin de sa tendre, et une bague en argent, sertie d'une des répliques de l'Opale Noire. Afin qu'elle non plus, elle ne l'oublie jamais.
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MessageSujet: Re: Concours : Sexy destiny [Juin/Juillet]   Mer 15 Juin - 15:36

Texte n°2 par Katia Phoenix


Un doux rêve

    « T'es vraiment trop naze Riko, t'aurais pu ne plus être puceau mais il a fallu que tu la bassines avec ta reine !
    - Lâche-moi abruti, cette fille était vulgaire, et en plus elle a roté pendant que je suis sorti pissé, c'était tellement fort que je l'ai entendu à travers les murs alors hein !
    - Tu crains mon gars, moi je veux bien t'aider à être un homme, mais si tu continues t'auras bientôt plus pour compagnes que ta main droite et ton épée, ouais. »
C'en est assez, je me lève, et lui jette un regard noir, à ce fils de paysan stupide, qui me sourit comme un béat. Alors je m'adoucis, et je le prends par l'épaule.
    « Écoute mon grand, il me faut quelqu'un de distingué, tu comprends. Une fille comme elle, en plus habillée comme elle l'était, ce serait presque du proxénétisme que tu as fait la veille. Laisse-moi aller à mon rythme, vu?
    - Mais t'as vingt-trois ans, et t'es toujours blanc comme un œuf ! Tu devrais prendre exemple sur moi.
    - Ce n'est pas parce que tu es jaloux de Stanford depuis qu'il a exhibé ses ailes pour massacrer un dragon qu'il faut que j'me mette à tes putains de protéines. Ce gars-là a des gênes de dieu, tu vois ? Il n'est pas comme nous, il serait capable de détruire le monde alors que toi... ben toi tu pourrais juste lui souffler dessus.
    - TA GUEULE RIKO, je te ferais dire que moi au moins j'ai eu une pierre hein ! Tu peux pas en dire autant ! T'aurais pu avoir des pouvoirs et aider le quartier en devenant garde, mais tu préfères passer ta journée à dessiner la belle de tes rêves, et qui c'est en plus, je te le demande ! Pas une noble de la ville non, la reine, rien que ça ! »
Je rougis brusquement, deux mères du quartier se retournent sur nous en pouffant. Mort de honte, je gratte mon bouc et me lève de ma caisse pour lisser mon gilet.
    « Elle est d'une douceur et d'une pureté que tu ne peux pas comprendre, pauvre idiot.
    - Douceur mon cul. Riko, si tu rêves de la reine tous les soirs et que tu la dessines sous toutes les formes, ya pas hein, soit t'es totalement maboul et à sa place j'aurais peur, soit t'es un homme, et t'as envie de piner ses jolies petites...quoi? »
Le poing part droit devant, et lui déforme le visage qui ricoche contre le mur. Je desserre les doigts et les fais craquer tremblant presque de rage. Sale porc. Il se relève, m'attrape par le col et me projette au sol, aidé par une brusque bourrasque. D'un coup de genou dans le ventre, je le fait lever, lui mets un coup de la cheville dans le nez, et dégaine, juste sur sa gorge. Il fait mine de se lever, j'appuie, et pose mon pied sur son torse, furieux.
    « Doucement mec, je disais ça pour te rendre service moi...
    - Ne t'avise même pas d'imaginer ce genre de chose avec notre souveraine Jale, ou je t'enfonce ce que je pense où je pense, et je ne parle pas de mon pénis. »
Il me toise, un moment. J'ai l'impression qu'il me juge, qu'il pèse le poids de mes mots et de ma lame. Un éclair de ne je sais quoi passe à travers ses yeux, de la pitié sans doute. Finalement, il hoche la tête.
    « Ok, compris. Désolé. Écoute, si tu veux je sais comment t'aider à obtenir ce que tu cherches.
    - Tiens donc ? »
Je range mon épée dans son fourreau, et lui tend la main pour l'aider à se lever. Il se recoiffe, ce pseudo dandy des fermes, et passe devant. La vie à Heatpolis oscille entre oisiveté et trimage. Pour les possesseurs de pierre, comme lui, elle est douce, parce qu'ils ont un statut. Biolide. Necrolide. Chrysalide. Moi je suis juste humain. Fils de boulanger, et célibataire à vingt-trois ans. Pourtant pas plus moche qu'un autre, ce qui manque à ces dames c'est un brin de piquant. Quelque chose qui me sorte de l'ordinaire. Quelque chose comme une pierre, en fin de compte. J'ai beau être grand, plutôt bien bâti de mes séances d'épée, et très propre sur moi, elles ne m'accordent pas un regard. Oh, je ne suis pas totalement à plaindre. J'ai grandi sous l'ancien roi, et on m'a toujours inculqué que les pierres étaient dangereuses, et synonyme de malheur. Quand j'ai visite les exhumés avec ma classe, tout petit, j'ai gardé en mémoire qu'un pouvoir, quel qu'il soit, mis entre des mains incapables était un fléau. Et je ne voulais pas être un fléau. Ma la reine. La reine, c'est autre chose. Ici, à Heatpolis, nous avons Stanford, un pyromancien orienté magma assez impressionnant. Tant physiquement que moralement. Plusieurs fois j'ai entendu dire qu'il allait de couche en couche, de cœur en cœur, et qu'il trouvait toujours le moyen de ne s'attirer aucune foudre. Certains disent que c'est parce qu'il est taillé comme Titan en personne. Moi je crois surtout que c'est parce que ses dames savent que les doigts qui les rendent folles peuvent créer un gros cratère et ensevelir la ville s'il le souhaite. En clair, elles sont en danger entre ses bras. Et les mijaurées de Heatpolis elles adorent ça, le danger.
A Jeyna, vivent nos deux souverains. Je partage, comme les trois quart des gens qui l'ont vu grandir, une peur assez morbide envers le Roi, Sa Grande Majesté Funeste Jonathan, premier du nom. Des rumeurs nous parviennent, étouffées, depuis l'autre bout du monde. Sa pierre, tous la connaissent. Mais personne ne l'a vu encore l'utiliser en entier. On raconte qu'il peut faire sortir les morts de terre, et leur faire dévorer, vivants, tous ceux qu'ils rencontrent sur leur passage. Ma chère reine vit avec ce monstre, pure et blanche. Elle fréquente aussi Stanford, et ne semble pas le détester. Je crois que c'est ça mon problème. Je ne suis pas assez dangereux pour l'intéresser. En fait, je ne suis pas assez dangereux pour intéresser qui que ce soit. Misère.
    « Rêve pas comme ça Riko, on tourne à la prochaine. »
Je fronce les sourcils et avance un peu plus vite. Attend voir.
    « La prochaine ? C'est la rue des soupirs vieux, je t'ai déjà dit que je n'irai pas voir de pu...
    - Rien à voir gros, je te parle pas de filles qui te vendent leur corps, mais qui te vendent du rêve.
    - Du rêve ? T'es complètement cinglé ma parole. Cette rue et la plus mal... »
Je la boucle. Sur ma droite, une dinde en dessous attire son pigeon dans sa cahute. Jale est totalement cinglé. Si on nous attrape ici, non seulement on va nous prendre pour ce qu'on n'est pas, mais en plus tous les deux, ils vont penser qu'il se passe des choses pas nettes, et que c'est pour ça que je n'ai pas de fiancée. A ma surprise, il tourne dans une toute petite ruelle, très étriquée, et descend les escaliers d'une cave, en chantonnant. Les gémissements, bruit habituel de la rue, se taisent quand la trappe se referme. Je le suis, dans un silence à peine rompu par le bruit de nos semelles sur le sol. Il s'arrête, me pose une main sur le torse pour m'arrêter, et reste silencieux.
    « Allez, qu'est-ce que tu f... »
J'étouffe un juron, alors qu'une flopée de bras m'attirent vers l'arrière, comme une fumée douce, et parfumée. Je me débats, frappant de mon épée partout pour couper ces liens que je ne vois pas, et me fais plaquer au sol, le traverse, puis chute, chute, chute... Je hurle, mort de trouille, traite Jale de tous les noms, puis rebondit, sur une surface à la fois douce, moelleuse et terriblement odorante. Je vole, ou plutôt, me projette, avec un tournis indicible, et essaye de me raccrocher au voile doux, l'attrapant de mes deux mains, terrorisé. Le monde tourne à l'envers, je suis maintenant suspendu par les mains. En dessous, quatre visages, qui se rapprochent, puis une poitrine, rebondie, et je hurle, reculant, affolé.
Jale, d'une main ferme, me rattrape et m’assoit, mort de rire. Les vêtements en pagaille, je cherche ce qui a bien pu se passer. Face à moi, trois filles. Enfin, trois femmes. Trois très belles femmes, mais trois femmes tout de même. L'une, avec mon épée. L'autre, avec mes chaussures et mon gilet. La troisième, outrée, qui remet en place le haut de sa robe. Un voile rebondi hein ? Elles semblent du même âge, et elles semblent connaître Jale. Ca veut dire qu'elles sont soit des prostituées de luxe, soit des filles au coeur tendre, et qui ne lui ont pas encore cédé. Il n'y a que ça qui intéresse Jale.
    « Riko, je te présente Mélusine, de la branche necrolide de la famille. Sa meilleure amie Blanche et Morgane, une collègue de l'Université.
    - Université ? Vous avez étudié à l'Académie ?
    - Mais oui mon petit Riko, et maintenant elles font dans le buisness. Mélu est necro, elle...
    - Maîtrise la pierre de luxure. Mes parents ont estimé que c'était un peu...dangereux comme pierre, alors ils m'ont fait suivre des cours à l'Académie. Depuis je me spécialise dans... les fantasmes, vois-tu ? Blanche...
    - Utilise les rêves. Je peux te plonger dans un semi sommeil et fouiller ton inconscient pour y trouver de quoi te faire plaisir mon grand.
    - Et moi, je possède la pierre de l'Illusion. Au départ j'avais pris la spécialité combat, mais aider mon prochain m'importe bien plus que de faire croire aux gens qu'ils sont morts. Jale nous a beaucoup parlé de toi tu sais, je dirais même chaque fois qu'il est venu ici.
    - Ah, ah bon...
    -Oui » Mélusine s'approche de moi, m’assoit sur une sorte de table rembourrée, et passe dans mon dos. «. Pour tout t'avouer, nous nous sommes senties terriblement désolées que tu sois encore vierge de toute femme à ton âge pour l'amour d'une seule d'entre elles..
    - Nous aimons notre reine. »
C'est blanche cette fois qui s'approche, dépliant la table pour qu'elle soit assez large pour y allonger un homme.Je comprends trop tard qu'il s'agit de moi lorsqu'elles m'y allongent et me maintiennent.
    « Mais, Riko. Elle est destinée à quelqu'un d'autre.Nous ne voulons pas briser tes rêves, ce serait inhumain. Par contre, nous pouvons t'en offrir un qui te satisfera un long moment...
    - Si tu veux te préserver pour ta belle reine avant de cueillir une autre fleur, alors nous t'offrirons la reine pour que tu puisses te libérer. Qu'en dis-tu ?
    - Vous pouvez vraiment faire ça ? »
Ma voix, partie dans les aigus, les fait rire. Je deviens plus rouge que la table sur laquelle je suis allongé, et sent deux mains se poser sur mon visage. Celles de Blanche. Elle me sourit, douce comme un nuage, alors que Mélusine s'occupe d'ouvrir ma chemise et mon pantalon. Devant mon regard sceptique, elle s'arrête.
    « Simple mesure de sécurité, en phase de rêve profond, les gens sont parfois imprévisibles. Si tu ne veux pas risquer de retourner tout nu dans cette rue, tu ferais mieux de me laisser mettre ça à l'abri.
    -Oh, bien sûr. »
Morgane pour sa part s'attaque à mes pieds, les massant doucement, à l'unisson avec Blanche qui s'occupe de ma tête. Mélusine s'asseoit enfin près de moi, je ne vois que le visage, rond, de Blanche. Je sens que je suis en train de m'endormir. Mes paupières s'alourdissent, et puis...
    « Un... » Blanche me ferme les paupières, se fait plus présente de ses dix doigts sur mes tempes.
    « Deux... » Mélusine pose sa main sur mon ventre, me hérissant le poil jusque sur la nuque, alors qu'une douce sensation nait au creux de mes reins.
    « Trois.» Morgane appuie sur un nerf de mon pied, et je sombre dans un sommeil profond, tout devient noir.

*
**
Spoiler:
 
*
**
    « Blanche. Qu'est-ce que tu fous putain ?
    - Blanche, arrête ça tout de suite !
    - On... on... JALE ! JALE !
    - Mais quoi bordel ?
    - Il... il est resté... avec elle.»
Les yeux grand ouverts.
Un sourire de bonheur sur le visage.
Radieux.
Quelqu'un avait entendu sa prière.
« Les plus beaux rêves vivent avec les sommeils éternels... »
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