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 On va jouer à un jeu... Hihihi [Terminé]

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Ermengarde Boisseuil
necrolide


Messages : 2
Date d'inscription : 16/01/2011

Qui est notre héros ?
Pierre [et pouvoir]: Diamant noir [Marionettisme]
Niveau: 1

MessageSujet: On va jouer à un jeu... Hihihi [Terminé]   Sam 29 Jan - 19:20

Partie I : Votre personnage
Identité :

Nom : Boisseuil
Prénom : Ermengarde
Âge : 19 ans
Lieu de Naissance : Aux alentours de Jeyna

Sa pierre :

Nom : Diamant Noir
Pouvoir détaillé: Marionettisme

Ermengarde sera tout d'abord capable de faire trébucher quelqu'un par exemple, puis elle pourra prendre le contrôle d'un objet, peu de temps, pour s'en servir à distance. Après, le lien qu'elle établira entre elle et un objet/une personne sera renforcée et elle sera capable de contrôler plus longtemps un objet ou le bras d'une personne admettons. Au fil du temps, elle apprendra également à établir plusieurs liens entre elle et une même personne, puis elle réussira à étendre ses liens à plusieurs personnes en même temps, ce qui les fragilisera bien entendu. Elle pourra établir un lien de plus en plus loin de sa cible, et pourra de mieux en mieux la contrôler. Elle sera également capable d'invoquer des pantins qu'elle maitrisera de mieux en mieux au fil des combats et acquerra de l'expérience pour les contrôler au mieux et plus longtemps.

En quelques lignes :
Description physique :

Lorsque l'on regarde Ermengarde, on remarque tout de suite sa petite taille. Elle n'est vraiment pas très grande, et est très menue, ce qui lui donne un air enfantin, et ça n'aide pas à se faire respecter. A part ça, elle a de beaux yeux violacés qui sont plutôt expressifs et viennent souvent à bout de ceux qui essaient d'embêter Ermengarde. Rien que par un regard, elle peut se montrer très convaincante. Son visage est plutôt fin et ses traits sont très doux. Elle a un teint de porcelaine et elle ne bronze jamais. On dirait qu'elle ne s'expose jamais au soleil tellement elle est blanche. Côté vestimentaire, Ermengarde aime et même vénère les habits sombres. Elle ne porte que des habits pourpres en général et garde constamment un chapeau sur sa tête qu'elle n'enlève sous aucun prétexte. D'ailleurs, sur la tunique qu'elle porte le plus souvent, même presque tout le temps, elle a confectionné un bouton de chemisier qui sert de 'réceptacle' à sa pierre.

Description mentale :

Ce que l'on peut déjà dire lorsque l'on aborde Ermengarde, c'est qu'elle parait quelque peu folle. Ce n'est pas qu'une apparence d'ailleurs. Ermengarde s'est refermée sur elle-même il y a bien longtemps et a appris à ne faire confiance à personne. Désormais, elle s'invente des personnes avec qui elle parler, ces personnes, aussi imaginaires soient-elles, lui permettent de ne pas sombrer complètement dans la folie même si c'est pratiquement déjà le cas, et sont la seule chose qui la retiennent encore dans le monde des vivants. C'est un homme tiré de son imagination qui l'empêcha de se suicider, et qui lui dicte d'ailleurs ce qu'elle doit faire ce qui est assez étrange. Elle est très bien consciente qu'elles sont le fruit de son imagination, mais elle fait comme si de rien était et leur parle comme à de véritables personnes. Sortie de ce cercle d' "amis", elle ne fera jamais le premier pas pour parler à une personne, voyant en chacun une part sombre et maléfique. Néanmoins, elle ne fuit pas si quelqu'un vient lui parler, au contraire, elle voit en cette personne un moyen de profiter d'elle sans qu'il s'en aperçoive. En effet, pour elle, les sentiments sont relayés au second plan. D'ailleurs, il serait étonnant qu'elle puisse éprouver autre chose que de la haine ou de la convoitise. Ermengarde est malgré tout très courageuse et déterminée. Elle aide volontiers les personnes dans le besoin, non pas pour faire sa gentille, mais pour la récompense qu'il y a derrière. Elle déteste qu'on la mette au défi ou qu'on la traite comme une moins que rien. Très colérique, elle s'emporte souvent pour quelque chose qui parait pourtant sans importance. Elle aime également faire souffrir les autres, par pur plaisir, que ce soit physiquement ou mentalement, mais simplement s'ils l'ont 'mérité', se prenant pour une grande justicière qu'elle n'est pas. Si quelqu'un parvenait à percer la carapace qu'Ermengarde s'est formée pour se protéger des autres mais aussi d'elle-même, de ce qu'elle est vraiment, ce quelqu'un pourrait découvrir une jeune femme fragile qui a peur de demain, de ce que l'avenir lui réserve, timide et effrayée pour un rien. Mais bien évidemment, rares sont ceux qui s'intéressent un jour à cette jeune femme.

Son histoire :


La naissance du mal.

" Ermengarde, qu'est-ce que tu fais ? "

Une jeune femme, plutôt belle, arborant une tunique plutôt paysanne venait de trouver sa petite fille de trois ans, assise en plein milieu de la rue, penchée sur une espèce de bocal étrange, dans lequel, semblait-il, des insectes étaient retenus prisonniers. La petite fille, à l'appel de son prénom releva la tête. Elle avait de jolis yeux violacés, mais aussi de magnifiques cheveux blonds bouclés, tout comme sa mère. Cette dernière put alors bel et bien constater que dans cet étrange bocal étaient retenus prisonniers des insectes. Pourquoi sa petite fille les avait-elle donc enfermés là ? Voilà une bien étrange question, sur laquelle la pauvre jeune femme ne pouvait malheureusement pas s'attarder, devant rentrer chez elle afin de faire la cuisine pour nourrir ses cinq enfants mais aussi son mari. Quel flemmard celui-là aussi ! Toujours à trainasser sans jamais rien faire ! C'était sa femme qui s'occupait de tout, des enfants, de la maison, et qui travaillait pour ramener quelques alphas de bronze à la maison. Autant dire que la petite famille n'était pas très riche. La petite fille dénommée Ermengarde entreprit de répondre à sa mère, mais celle-ci, pressée par le temps, l'attrapa par le bras et l'emmena avec elle, laissant derrière elle le bocal avec les insectes prisonniers.

" Allez viens, on rentre à la maison ! "

" Mais maman, je... "

" Il n'y a pas de 'mais'. "

Voyant que sa petite fille voulait encore une fois protester, la jeune femme s'arrêta, tourna sa fille de manière à se trouver derrière elle et lui mit une bonne fessée, en plein milieu de la rue pour qu'elle cesse de toujours et encore protester. Voilà qu'elle avait trois ans et qu'elle allait se permettre d'avoir raison, il ne fallait pas non plus pousser le bouchon. Ermengarde se mit donc à pleurer, comme tout bon enfant qui vient de prendre une fessée. Sa mère, agacée par ces pleurs la prit donc et la jeta sur son épaule, comme un sac à patate.

" Tu ne vas pas non plus nous retarder non ? Cesse de pleurer, c'est bon pour les mauviettes. "

Madame Boisseuil n'était pas connue pour être une femme débordante d'amour. Elle aimait ses enfants, certes, mais prônait qu'une éducation ferme était la clef pour qu'un enfant se tienne toujours bien et qu'il ne fasse jamais d'écart de conduite. Elle-même avait été élevée ainsi. Cela n'étonnait donc plus personne que cette femme, belle mais plutôt forte, ne s'arrête en pleine rue afin de donner une leçon à ses enfants. Certains autres femmes n'approuvaient pas cette manière d'éduquer ses enfants et qualifiaient donc la famille Boisseuil de 'barbare' et 'primitive'. Selon elles, 'il était évident que rien de bon ne pourrait ressortir d'une éducation comme celle-là'. Mais à part parler par d'ailleurs, il est évident que personne ne disait rien en face. La race humaine est bien hypocrite.

Une fois chez elle, Madame Boisseuil s'empressa de se mettre aux fourneaux, tout en s'assurant que ses enfants travaillaient eux-aussi. Les deux grands garçons en coupant du bois, la fille ainée en cousant une robe, et les deux petites dernières en l'assistant à la cuisine. Bien, tout était en ordre, elle avait environ une heure avant que son mari ne rentre, ce qui était amplement suffisant. Il avait beau ne pas travailler, l'heure à laquelle il rentrait était connue de tous. Il écumait les bars chaque soir, toujours les mêmes, et rentraient toujours à la même heure, avant de repartir, après le repas, écumer de nouveau les bars, s'assoupissant sur l'un des comptoirs au milieu de plusieurs cadavres de bouteilles. C'était une vie routinière pour la famille Boisseuil, et la mère commençait à ne plus supporter cette situation. Elle avait plusieurs fois dit à son mari que soit elle le quittait en emmenant les enfants, soit il se décidait à aller travailler. Mais elle ne trouvait certainement pas le courage de s'en aller comme ça, comme une voleuse. Elle restait donc là, comme chaque jour aux fourneaux, à la même heure, à cuisiner pour un mari qui ne lui montrait aucun signe d'affection. Pas un baiser, pas de mots doux.

" Lavez-moi les légumes dans la caisse là-bas, je vais voir ce que fait votre grande sœur. "

Les deux petites filles s'exécutèrent, bien qu'elles n'aient pas vraiment très envie de faire ce que leur mère leu demandait. Enfin, elles devaient le faire, alors elles le faisaient sans mot dire. Lorsque Madame Boisseuil entra dans la chambre de sa fille ainée, chambre que partageaient d'ailleurs les trois filles, elle ne trouva rien, si ce n'est la robe que sa fille était censée être en train de confectionner. La fenêtre était ouverte, alors la femme se pencha pour regarder si sa fille n'était pas partie par là, ou si elle était en bas, en train d'aider ses frères. Que nenni. La mère comprit bien vite que sa fille avait fait le mur pour aller on ne sait où. Agacée, elle sortit comme une fusée de la chambre de ses filles et ouvra violemment la porte qui donnait dehors pour aller chercher sa fille. Où pouvait-elle bien être cette petite effrontée ? Finalement, un simple tour autour de la maison suffit. Elle était dehors, derrière la maison, en train de jouer avec un Felyne.

" Que fiches-tu ici ? Rentre tout de suite à la maison. Et toi la boule de poil, sors de ma propriété ! "

La mère jetait un regard noir à sa fille, car ce n'était pas la première fois que celle-ci ne respectait pas les règles qui étaient fixées. De plus, elle la défiait du regard, et c'était quelque chose qu'elle ne supportait pas. Cette petite pimbêche ne méritait pas de patience, elle méritait qu'on l'envoie en pension, dans un couvent, ou quelque part où l'éducation est bien plus stricte et où des personnes ont du temps à perdre pour s'occuper des enfants et surveiller qu'ils ne fassent aucune bêtise.

" Alors, qu'attends-tu ? Rentre ! "

" Non je ne rentrerai pas. "

*VLAN* La main de Madame Boisseuil partit. Elle claqua sa fille pour que celle-ci lui obéisse, mais loin de vouloir céder à sa mère, cette dernière la poussa dans l'espoir de pouvoir s'enfuir. C'était sans compter sur l'agilité de celle-ci. Excédée que sa fille ait essayer de la faire tomber en arrière, elle attrapa les magnifiques boucles d'or qui lui tombaient dans la nuque, la faisant hurler au passage et lui plongea la tête dans l'eau de la bassine juste à côté. Elle maintenait la pression, la colère la dominant à présent. Sa fille se débattait mais elle ne cédait pas, maintenant encore et toujours la pression sur la nuque de la jeune fille. Puis les mouvements de cette dernière se firent plus lents, de plus en plus, avant qu'elle ne cesse de bouger, son corps devenant soudainement lourd. Madame Boisseuil était rouge de colère et la rage déformait son visage. Ne voyant plus de bulles d'oxygène remonter à la surface, elle finit par lâcher sa prise et à s'inquiéter pour la santé de sa fille. C'était bien trop tard. Elle sortit sa fille de l'eau de la bassine, et découvrit ni plus ni moins qu'un corps inerte. Le corps de sa fille, qu'elle venait de noyer. La peine l'envahit et elle se mit à pleurer, se rendant compte de l'atrocité commise. Mais elle ne pouvait pas admettre son crime. Elle enveloppa sa fille dans un linceul blanc et alla la déposer dans la rivière qui passait juste à côté de sa maison. Lorsqu'elle se retourna, toujours en pleurs, elle s'aperçut que ses enfants, tous les autres, avaient cessé leur activité et la regardait, horrifiés. L'expression que l'on pouvait lire sur le visage de leur mère changea donc du tout au tout. Les dernières larmes séchèrent plus rapidement qu'on aurait pu le croire, ses traits se durcirent, et son regard devint impénétrable.

" Que regardez-vous ? Retournez donc travailler ! "

La petite Ermengarde fut la première à retourner travailler et à faire comme si de rien était. Continuer de laver les légumes. Et quand sa mère rentra à la maison, le regard toujours aussi dur, elle lui sourit, comme si de rien était. Elle avait éprouvé du plaisir à imaginer la souffrance de sa sœur. Désormais, c'était fini, le mal était né.

L'amour du vice.

" Ah ! La mère d'Ermengarde est devenue complètement folle vous savez ! Ahahah ! "

Ermengarde avait devant elle un groupe de garçons qui se moquaient d'elle, de sa famille, mais surtout de sa mère. Voilà quatre ans que sa sœur avait été tuée par sa mère. Lorsqu'on avait retrouvé le corps, on avait juste procédé à l'enterrement, rien de plus. Personne n'avait chercher à savoir ce qui s'était réellement passé. Après ça, Madame Boisseuil était devenue vraiment différente, elle était à moitié folle, quoi qu'elle l'avait d'ailleurs surement toujours été. Elle criait sur tout le monde, sans raison apparente, mais n'approchait plus personne, de peur de ne pas pouvoir se retenir. Elle se savait dangereuse, c'était triste. Voyant ces garçons qui se moquaient sans savoir, Ermengarde sentit elle aussi la colère monter en elle. Elle avait dans sa poche un petit couteau qu'elle avait volé à son père, et elle le serrait fort, vraiment très fort, espérant que cela éteindrait sa colère. Mais ils continuèrent et sa haine augmenta. Finalement, l'un d'entre eux s'approcha d'elle, voyant qu'elle ne réagissait pas et faisait comme si de rien était. Il s'approcha vraiment très près et lui releva la tête. Elle ne put alors pas se retenir. le coup partit. Elle venait de sortir le petit couteau de sa poche et l'avait planté dans le ventre du garçon. Les deux autres, plus loin, ne pouvaient pas voir ce qu'il se passait. Le jeune garçon commença à tomber sur Ermengarde, à cause du coup de couteau. Elle se pencha donc sur lui et lui chuchota à l'oreille:

" On ne critique pas ma mère. "

A la fois en murmurant mais d'un ton ferme. Après quoi, elle retira doucement la lame du ventre de l'infortuné, et ce dernier s'effondra sur le dos, au sol, révélant l'arme ensanglantée que tenait la jeune Ermengarde. Les deux autres garçons, horrifiés, prirent leurs jambes à leur cou, et Ermengarde se pencha sur le corps du jeune garçon qui respirait encore. Repensant à ce qu'il avait dit, elle le frappa une nouvelle fois de son couteau, et encore et encore, en hurlant:

" ON NE CRITIQUE PAS MA MERE ! "

Personne ne put l'entendre hurler, étant donné que cela se déroulait dans un champs, un peu plus loin de la ville. Et elle continuer de planter son couteau dans le ventre du pauvre garçon. Finalement, elle arrêta et hurla toute seule dans le champs, avant de reprendre son sang froid. Comme sa mère avait fait devant elle.Bon réfléchissons... Les autres étaient partis depuis environ cinq minutes. Le village était à dix minutes d'ici. Les autres allaient accourir si tôt qu'ils l'auraient appris. Elle traina donc le corps du pauvre garçon dans une des granges d'un paysan qui était absent. Une fois ceci fait, elle se mit à trembler, se demandant ce qu'ils lui feraient s'ils la trouvaient. Elle prit donc la décision qu'elle devait partir. Elle prit donc la direction opposée du village sans se retourner, ses cheveux blonds volant au vent. Désormais, elle était seule.

La nuit fut très longues pour les villageois qui cherchèrent tout d'abord le corps du petit garçon, mais également Ermengarde. Ils ne réussirent pas à la trouver, étant donné qu'elle avait une bonne longueur d'avance sur eux. Ils abandonnèrent donc les recherches pour la retrouver et la punir, mais trouvèrent le corps du petit garçon. Jamais on aurait pu croire qu'une petite fille de sept ans avait poignardé autant de fois un garçon du même âge. Cette dernière avait dormi bien loin de chez elle, dans la nature, et avait été recueillie par un groupe de Felynes qui vivaient dans une grotte, non loin de là où elle s'était effondrée, morte de fatigue. Ils ne semblaient pas se douter qu'elle venait de tuer quelqu'un. Il faut dire que cela ne se voyait pas non plus sur son visage. Elle ne resta pas longtemps avec eux, les trouvant trop gentils et civilisés. On aurait presque dit qu'ils étaient humains, et dorénavant, Ermengarde détestait les humains. S'ils l'avaient trouvée, ils l'auraient tuée par vengeance ! Mais le garçon qu'elle avait tué méritait de mourir de toute manière, dans une logique dont elle faisait preuve, mais que surement personne n'arriverait à comprendre. C'est en compagnie des Felynes qu'elle s'était teint les cheveux en violet sombre, et qu'elle s'était laissée pousser les ongles jusqu'à avoir presque des griffes. Désormais, elle portait également des habits sombres uniquement et avait vaguement appris à bricolé une petite bombe en compagnie de ces charmantes petites bestioles. Il était évident que l'envie ne lui avait pas manqué de les tuer également, car maintenant elle ne pensait plus qu'à ça, mais ils étaient bien trop nombreux. Elle les quitta donc, et chaque soir, à la tombée de la nuit, elle s'amusa à aller voler les honnêtes gens de la ville, et à regarder sa famille à travers l'une des fenêtres de la maison. Ils ne semblaient pas éprouver sa perte. Après tout, ils ne savaient pas si elle était vivante ou morte... Elle se vengerait, tôt ou tard.

Pendant trois ans, elle observa donc sa famille chaque soir, et chaque soir, le mépris qu'elle éprouvait grandissait. Elle devait les tuer maintenant, c'était comme une obligation... Quoi de mieux pour cela que d'attendre l'anniversaire de l'un de ses frères ? Ce soir-là, tous étaient réunis dans la cuisine. Le père arborait toujours son air de soulaud, bien qu'il se soit mis à travailler entre temps. La mère était rongée par la haine et le remord. Elle était devenue bien laide depuis qu'Ermengarde était partie. C'était triste, dommage pour elle. Ils amenaient le gâteau. Pendant ce temps là, Ermengarde s'approcha doucement de la fenêtre qui donnait vraiment en plein sur la pièce à vivre. Une torche dans la main, elle les regardait. Soudain, l'un deux fut interpellé par la flamme qui vacillait à l'extérieur. Ils se tournèrent donc tous vers la fenêtre, et semblèrent reconnaître Ermengarde, bien que celle-ci se soit teint les cheveux et ait changé d'habits. Elle les gratifia donc d'un sourire, avant de laisser tomber sa torche contre le bois qui constituait la maison de sa famille. La feu prit bien rapidement. Ils comprirent vite et essayèrent de s'enfuir, mais elle les fit tous trébucher, grâce au pouvoir de la pierre qu'elle avait volé à son père, un jour qu'il était saoul.

L'odeur de la chair brûlée. C'était une odeur qu'Ermengarde n'appréciait pas vraiment, mais pour le moment, c'était bien fait. Elle regardait sa famille bruler vive. Elle n'avait aucun pincement au cœur, et ne regrettait même pas son acte, se délectant de la souffrance qu'ils pouvaient ressentir. Ils n'étaient même pas partis à sa recherche, ils n'avaient pas éprouvé sa perte en plus ! Ils méritaient cette triste fin, comme le garçon l'avait méritée, et aussi sa sœur. C'était une punition, juste une punition.

Bientôt, les flammes l'empêchèrent de voir plus qu'une masse vive qui brulait et d'où s'échappaient des cris. Puis, ils cessèrent, c'était certain, ils étaient morts. Ils avaient souffert et c'était mérité. Ermengarde souriait, on ne sait pas trop pourquoi. Et dans la nuit, alors que d'autres villageois accouraient, elle s'en alla, dans la direction opposée, chantant une douce mélodie, accompagnée de quelques petites notes jouées à la lyre. Dorénavant, c'est ainsi qu'elle s'en irait: en jouant une musique pour la personne qu'elle venait de tuer. Ou en l'occurrence, pour les personnes qu'elle venait de tuer.

Une lueur ravivée.

Une magnifique jeune fille jouait une douce mélodie à la lyre dans l'humble maison dépouillée de décoration du prêtre qu'elle venait de tuer. Elle était beaucoup plus âgée et aguerrie désormais. Le prêtre ne lui avait pas résisté plus de dix minutes. L'ennui était qu'il lui avait causé une vilaine plaie à l'épaule. Elle s'était soignée comme elle avait pu, c'est à dire en désinfectant avec la bouteille d'alcool qui était dans son petit baluchon et c'est tout. Cela lui faisait mal, mais la jouissance d'avoir encore tué compensait cette peine. Enfin, cela aurait du, mais ce n'était actuellement pas le cas. En réalité, la jouissance qu'elle éprouvait quand elle tuait quelqu'un s'était évaporée il y a peu de temps. Elle avait fini d'aimer tuer. Pour un petit moment sans doute. Toujours est-il qu'elle se surprit à se demander pourquoi elle avait tué ces pauvres gens, et se demanda ce qu'il y avait après la mort, où elle avait forcé ces gens à se rendre. Elle était à moitié folle, cela ne faisait pas de doute, et elle était blessée.

Elle entreprit donc de se suicider. Non pas par remord, mais pour voir ce qu'il y avait après la mort justement. Elle voulait découvrir ce monde où tant de personnes y étaient allées grâce à elle. Les gens normaux auraient dit à cause d'elle, mais inutile de préciser qu'Ermengarde n'est pas une personne normalement constituée. Elle décida donc de se trancher la gorge avec le propre couteau qui avait servi à tuer un jeune garçon une douzaine d'années auparavant. Elle leva la tête, son coup bien en évidence, et appuya donc la point de la lame contre son coup. Elle ferma les yeux, se délectant d'avance de la souffrance qu'elle ressentirait, et s'apprêta à faire glisser la lame froide contre sa gorge lorsqu'un homme pénétra dans l'abri que s'était trouvé Ermengarde. Elle prit peur et se demanda qui cela pouvait il bien être.

" Avec des capacités comme les tiennes, il serait bête de se donner la mort tu ne crois pas. "

La jeune fille ne pouvait pas distinguer le visage de cette homme, dont elle connaissait le sexe seulement grâce à sa voix grave. Elle était captivée par cette voix justement. Une aura sombre se dégageait de cette personne dont elle ne distinguait qu'un grand manteau noir. Est-ce que c'était le fruit de son imagination ? Elle n'en avait aucune idée. Elle décida donc d'écouter cette voix et de la suivre.

" Tu m'écouteras n'est-ce pas ? "

" Et comment. "

C'était la première fois qu'Ermengarde était fascinée par quelqu'un. Si tôt qu'elle eut accepté cette 'proposition', l'homme en manteau noir disparut instantanément. Il ne faisait aucun doute qu'elle venait de se l'inventer, mais elle préféra se dire qu'il existait bel et bien. Depuis ce jour, elle écoute donc ce que cette voix lui dit de faire avec attention. Elle ne tue que très rarement, ce qui est un bon point. Une chose est sûre, c'est que notre très chère Ermengarde n'est pas toute seule dans sa tête.

Partie II : A propos de vous

Prénom ou Surnom : Mira !
Âge : Je ne le dirai pas, niark !
Quelques mots sur vous ? Je m'aime ! *PAN*
Que pensez-vous du forum ? Des remarques à faire (rapidement) ? Bah super forum, contexte très intéressant !
Votre présence sur 7 : 5 ou 6.
Avez-vous lu le règlement ? Code OK par Lux
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Ermengarde Boisseuil
necrolide


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MessageSujet: Re: On va jouer à un jeu... Hihihi [Terminé]   Dim 24 Avr - 0:28

Voilà, fiche terminée ! Ça a pris du temps, désolée >.<.

Le passage sur l'obtention de la pierre n'est vraiment pas développé, je ne savais pas comment l'introduire.
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Titan [PNJ]
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MessageSujet: Re: On va jouer à un jeu... Hihihi [Terminé]   Dim 24 Avr - 12:51

Et bien, tu as mis un sacré temps à la finir ta fiche mais ça en valait la peine ^^.
Aussi je te valide, petite nécrolide ! Puisse-tu te lasser de tuer les autres êtres vivants héhé Razz
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MessageSujet: Re: On va jouer à un jeu... Hihihi [Terminé]   Aujourd'hui à 10:55

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On va jouer à un jeu... Hihihi [Terminé]
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